L’UNTE et la journaliste Roula Douglas, du quotidien libanais d’expression française l’Orient – Le Jour, proposent un court article sur Twitter et les enseignants universitaires.

<Article original sur l’OLJ>

Une étude menée en 2012 par l’Université du Michigan aux États-Unis révèle, que, contrairement aux idées reçues, Twitter améliore l’apprentissage et le rendement des étudiants dans l’enseignement supérieur. Le réseau de microblogging, créé en 2006 et qui compte 218 millions d’utilisateurs actifs mensuels, s’avère donc un outil efficace pour accroître l’intérêt que portent les étudiants à leurs cours. L’enquête a également montré que les étudiants qui échangent le plus avec leurs camarades ou leurs professeurs sur Twitter obtiennent de meilleures notes que les autres. En effet, lorsque les étudiants lisent des « tweets » sur des sujets abordés en classe, ils s’y intéressent davantage car « ils comprennent que ces notions sont en lien avec la réalité ». Une découverte qui conforte les étudiants dans l’idée qu’ils ne sont pas en train d’ « apprendre dans le seul but d’avoir une bonne note » et que leurs apprentissages « pourront leur servir » plus tard.
« Twitter est de plus en plus utilisé en marge des cours classiques. Je l’utilise personnellement de plusieurs façons », affirme Stéphane Bazan, directeur de l’unité des nouvelles technologies éducatives de la faculté des sciences de l’éducation et chargé de recherche à l’unité interdisciplinaire de recherche (UIR) en Web science de l’USJ, qui poursuit : « Je m’en sers pour poursuivre un débat sur un sujet intéressant, pour poser des questions, pour la prise de notes ou pour des recherches. Il est également possible de créer des histoires courtes, des nouvelles en littérature ou en cours de langues. On peut extraire des données intéressantes de Twitter, avec des logiciels gratuits, qui permettent de faire des exercices statistiques ou simplement des recherches documentaires. »

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